Au souper de fin de saison :

Philippe à Benoit et Alain : Vous faites quoi du 26 au 30 novembre ? Parce qu'on DOIT descendre le Puchacz à Issoire …

Benoit et Alain : Ah, heu ,Oui ! On vient !

 

BBH AIRLINES à ISSOIRE

Nous avions pris rendez-vous le 26 novembre à 9 h, soleil radieux.

Vers 10 h nous quittâmes Temploux, après avoir accroché la remorque, transbahuté les sacs et discuté de la route à prendre devant une boisson chaude - assez frais le matin !

Nous avons pris la décision qu'avec cette remorque il serait plus adéquat de prendre les autoroutes, imaginez si on devait faire demi-tour ou marche arrière sur une petite route après s'être trompés ! La remorque fait quand même 3 fois la voiture, soit au total 16 m de long, Benoît rappelle que la limite, même pour les camions, est de 18 m.

Trajet sans histoire, pas d'erreur de route, un arrêt boustifaille juste avant Paris. Le temps était vraiment de la partie : tempête de ciel bleu puis d'étoiles .

Nous avions aussi décidé de ne pas dormir dans le "Club Aouse", nous ne sommes plus si jeunes, nos vieux os ont besoin d'un matelas plus adapté, d'ailleurs le lendemain on est allé voir ces pieux ... on a bien fait de choisir "Campanile", un peu chérot quand même, mais on a bien dormi !

PREMIER JOUR DE VOL : Grand Bleu ,

Au matin : reconnaissance des installations. Pour Benoît et Alain cela n'est pas difficile, ils sont venus au mois d'avril, par contre pour Philippe c'est de la nostalgie ! Après plus de cinq ans ! la dernière fois c'était en avril 94 avec sa future épouse !

Que de changements depuis! L'après-midi, montage du planeur puis en route les aventuriers. Premier sur la liste : Philippe avec un instructeur du coin (Jean-Louis Boudal)., il a besoin de reprendre ses marques, en fait c'est lui-même qui le désire par sécurité. Puis Benoit fait un vol avec Philippe.

DEUXIÈME JOUR : Grand Bleu

Philippe et Alain volent ensemble pendant 2h35 en pente. Fallait ouvrir les quat'zyeus, nous étions cinq planeurs, dont un mono pas très expérimenté qui osait aller foutre ses ailes sur le plateau - très dangereux à cause des rabattants. Atterrissage 29 minutes après le coucher du soleil, la loi c'est 30 ! Réglés comme une horloge, les pilotes de Temploux, surtout quand on peut tirer dessus ! (sur l'horloge ...)

Pour Alain c'était la première fois qu'il faisait de la pente : baptisé, le castard !

TROISIÈME JOUR : Grand Bleu

Pour se mettre en condition, Philippe avait proposé de se faire lâcher sur un DR 300 ROBIN ou du moins de commencer l'entraînement pour le terminer à Pâques 2000. Et nous voilà partis l'instructeur - Lionel Pradier - en siège de droite, Benoît et Alain à l'arrière avec caméra et appareils photo, et Philippe en avant gauche et toute ...

Imaginez la Zooooone volcanique Auvergnate saupoudrée d'un tapis blanc et tout cela à basse altitude, par contre notre mémoire a difficile à suivre ... Vite une carte pour se souvenir (vous aussi prenez la carte Michelin N°73 au 200.000 pour suivre les indications): décollage piste 18 avec Benoît prêt à filmer tout ce qui ne bouge pas (on aura droit à 18 min de film vidéo). Presque dans l'ordre, on a vu : Le Broc bien sûr, toujours cap au sud pour prendre un peu d'altitude puis virage à droite plein ouest vers Besse. Un peu avant, virage sur la droite vers Saint-Nectaire avec la fontaine pétrifiante, Murol, le Lac Chambon, on contourne le Mont-Dore et le Puy de Sancy par la gauche en passant par le lac Pavin, Super-Besse, lac Chauvet. Virage à droite et on a droit à basse hauteur à ce fameux Puy de Sancy et au Mont-Dore, fabuleux ! Ensuite petite vue sur La Bourboule, toujours à basse hauteur ! pour arriver sur le plateau de La Roche Tuilière où d'après Lionel, le vol à voile français a débuté. On passe DANS le col de Guéry, où de part et d'autre se dressent deux monticules, roches volcaniques pétrifiées en forme d'aiguilles, très joli !

On continue ensuite plein nord en passant par Orcival, le château de la Belle au Bois Dormant et arrivée sur le Puy de Dôme que l'on contourne par le Nord, puis retour plein Sud vers Issoire en passant par tous les petits volcans - heureusement éteints - parfois à trop basse altitude. Commentaire de Lionel : "Et bien vas-y prend la direction, vire à droite !", réponse de Philippe qui n'a pas cette habitude - de fait il vole habituellement à 10.000 m : " J'assure ma sécurité !" Lionel n'a rien répondu ! Bref on a vu : Puy de Monchier, Puy de Laschamp, Puy Pelat, Puy de Lassolas, Puy de la Vache, le lac de la Cassière qui se vide dans le lac d'Aydat. Virage à l'est pour remonter par les gorges, toujours à basse altitude, voire hauteur, bigre ! nos fesses se font gratter par le caillou. Et nous avons vu : Vic-Le-Comte, où Jacques et Monique ont installé leur resto (où d'ailleurs nous sommes allés manger le soir précédant ce vol), les gorges qui remontent par le sud sur Issoire que l'on découvre habituellement par la route en venant de Clermont. Près d'Issoire on contourne par l'Est et Lionel prend les commandes, il va nous montrer une villa qu'un hollandais a achetée et qu'il retape. Philippe reprend les commandes et Lionel lui demande de passer le mur du son, Philippe connaît mais ne sait plus où cela se trouve, la tête des deux compères à l'arrière ! "ils sont fous les deux là-devant !" Philippe en arrivant près du lieu-dit fait un grand "BANG" dans les écouteurs, "voilà messieurs, nous venons de passer le mur d'Usson ! " Une directe main gauche vers le terrain avec atterrissage en 18. 1 h 15 de bonheur, mais toute bonne chose a une fin, bien dommage !

Commentaire de Philippe :

"LE VOL LE PLUS MAGNIFIQUE QUE J'AI JAMAIS RÉALISÉ ! "

"Et pourtant avec ton métier tu dois en voir de belles choses", lui fit remarquer Benoît !

"Oui, mais ce n'est pas du tout pareil, voir les Alpes et le Mont Blanc, c'est beau mais trop haut !" rétorque Philippe.

Retour au terrain, un dîner rapide et dans l'après-midi quatre vols avec les deux lascars pour qu'ils puissent faire chacun un vol solo. Le soir, Philippe avait promis une bouteille de Porto de là-bas, mais plus personne, un adieu rapide à Lionel, seule Claude notre remorqueuse (qui étudie son Pilote de Ligne théorique) videra la bouteille avec nous et nous finirons la soirée toujours avec elle dans un bon petit resto d'Issoire (la Limagne) sur ses propres conseils : succulent !

LAST DAY : Grand Bleu et des étoiles

Nous remontons à vide, le planeur dort dans le hangar à Issoire (et les bouteilles dans la voiture … ) ! Pour les prochains copains qui souhaiteraient en profiter aussi.

Petite anecdote : le retour aurait dû être plus rapide que l'aller car nous avions choisi de prendre les petites routes, mais le resto de midi sans doute (sur les judicieux conseils d'Alain : Le P'tit Prémery à Prémery), nous nous sommes trompés deux fois de route pour faire grosso modo 100 km de trop. Bref 750 km aussi au retour !

CONCLUSION

Si c'était à refaire, nous le referions sans hésiter ! et nous ne pouvons que conseiller aux autres de faire la même chose. N'oubliez pas, ce planeur est à Issoire, monté dans le hangar jusqu'à Pâques, et n'attend plus que vos fesses !

Nous, nous attendons avec impatience le mois d'avril pour le stage de Pâques !

Pour BBH AIRLINES :

BARRE ALAIN BOUT OF FIRE HANIN BENOIT